Journées du Patrimoine : pensez à réserver dès maintenant !

Chaque année, lors du 3e week-end de septembre, c’est le branle-bas de combat. Les monuments nationaux sont pris d’assaut par un flot incessant de curieux. Seuls ou en famille, les visiteurs profitent des Journées du Patrimoine pour renouer avec leur passé. Ils doivent souvent venir à bout d’une file d’attente qui peut durer des heures. Pour éviter de perdre un temps considérable dans une procession sans fin, il est désormais possible de réserver sa place en avance.

journée du patrimoine paris

Les Journées du Patrimoine, les origines

Jack Lang, le père fondateur

Le concept est apparu en 1984, sous la présidence de François Mitterrand. À l’époque son ministre de la Culture, Jack Lang décide d’instaurer la « Journée portes ouvertes dans les monuments historiques ». Elle rencontre un tel succès, qu’en 1991, l’Europe inaugure ses propres « Journées Européennes du Patrimoine ». L’année suivante, Jack Lang reprend ses fonctions et prolonge l’évènement à 2 jours. Il la rebaptise : « Journées nationales du Patrimoine ». Aujourd’hui, 50 nations à travers le monde, partagent ce rendez-vous annuel. On compte entre autres, la Turquie, Taïwan, Andorre, la Géorgie, l’Arménie, la Slovéquie, Chypre, etc.

Elles ont été mises en place pour découvrir ou redécouvrir des édifices ayant un intérêt historique national. Le but recherché est de susciter dès le plus jeune âge, l’intérêt pour le patrimoine historique, culturel et cultuel. La plupart des sites sont habituellement sont inaccessibles au plus grand nombre. Soit parce qu’ils n’ouvrent pas leurs portes au grand public, soit parce que les tarifs sont hors-budget pour les foyers les plus modestes.

La richesse du patrimoine national

Les passionnés de la monarchie royale profiteront du jeu de lumière de la galerie des glaces à Versailles. Au Louvre, les amateurs d’art admireront les œuvres des peintres les plus célèbres. Tandis que les initiés au 6e art pourront enfin découvrir l’envers du décor des plus grandes scènes de théâtre. Il est même possible de pénétrer dans les rouages de la centrale EDF à Cusset. Il y a en a vraiment pour tous les goûts.
In fine, les citoyens se réunissent autour d’une histoire commune pour préserver leur héritage architectural de l’abandon.

D’ailleurs, on oublie bien souvent que le patrimoine est également naturel et paysager. Il est important que l’être humain soit sensibilisé à la fragilité de la faune et la flore. Les parcs nationaux et régionaux, ainsi que les réserves naturelles et les zoos accueillent tous les amoureux de la nature. C’est l’occasion de profiter des visites guidées et des animations en tout genre qui feront le bonheur des petits, comme des grands.

La réservation pour contenir l’afflux de visiteurs

L’année dernière, la 34e édition a attiré 12 millions de personnes. En 2018, on dénombre pas moins de 17 000 lieux à visiter et 26 000 animations diverses et variées sur le thème « l’art du partage » . Mais la médaille a ses revers et l’attente interminable en fait partie.
Quiconque a déjà participé aux Journées du Patrimoine sait qu’il va falloir s’armer de patience pour obtenir le fameux sésame. Les sites habituellement impénétrables et ceux qui se dévoilent pour la première fois font toujours carton plein. C’est le cas de l’aéroport d’Orly et du siège de l’UNESCO cette année.

Par exemple, il faudra compter pas moins de 4 heures pour profiter du Mucem et même jusqu’à 8 heures pour accéder à l’Elysée. De quoi rebuter l’entrain des visiteurs les plus motivés. En conséquence, le taux de fréquentation s’en trouve fort impacté. Pour palier à cette problématique, il est désormais possible dès le mois de juillet, de prendre connaissance des programmes. Il suffira ensuite d’opérer votre sélection et réserver votre place. D’ailleurs, certains édifices proposent exclusivement ce mode de fonctionnement pour faire face au flux exponentiel de visiteurs. Parmi eux : la maison Lancel, la Cour de Cassassion sur l’île Saint-Louis ou les studios de France télévision.
Renseignez-vous au préalable pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Où réserver ses places ?

En fonction des villes, la réservation peut se faire à l’hôtel de ville, à l’office du tourisme ou en ligne. Par contre, il faudra s’y prendre bien à l’avance, car il n’y en aura pas pour tout le monde. Les billets se vendent comme des petits pains. En 2017, la RATP a vendu l’ensemble de ses visites en quelques minutes.

Tout est gratuit ?

Contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, tous les monuments ne sont pas exceptionnellement gratuits. Les établissements publics dépendant de l’Etat et les musées labellisés « Musée de France » le sont. Par contre, les prix pour accéder aux domaines privés sont laissés à l’appréciation des propriétaires. En général, ils proposent des tarifs revus à la baisse, notamment pour les jeunes et les demandeurs d’emploi.